vendredi 18 décembre 2015

Mont-de-Marsan, ancien port de commerce

Vues emblématiques de Mont-de-Marsan, la confluence des deux rivières, la Douze et le Midou qui forment aux pieds de la Minoterie, la Midouze. La première gravure datée du XVIIIe siècle nous présente une vue extérieure à la ville, avec une portion des remparts en cours de démantèlement encore bien visible. 
XVIIe
Une galupe bachée est à l’ancre, rive droite. La ville fortifiée fut érigée en 1133 par Pierre de Marsan, Vicomte de Marsan, afin de protéger le commerce fluvial naissant sur la Midouze. La gravure suivante, présente en fond, le Pont de Pierre (Pont de l’Hôtel de Ville) enjambant le Midou et un équipage de deux chalands remontant le cours d’eau. La zone portuaire elle-même prend place sur la rive gauche. 
XIXe
 Une confrérie de bateliers s’implante sur les hauteurs de Saint-Pierre-du-Mont, dominant la Midouze. La gravure ultérieure similaire du point de vue et de la scène, offre à voir une embarcation apparentée à une pinasse, rive droite, et des pêcheurs qui utilisent une technique halieutique qui pourrait correspondre à la pêche à la balance. 
XIXe
 La dernière gravure présente une vue similaire du port de Mont-de-Marsan, avec une embarcation et ses pêcheurs.
XIXe

mardi 1 décembre 2015

Aux sources de l'Adour

Et hop ! Un petit dessin témoignage d'une de mes balades aux sources de l'Adour. Sapins majestueux sur un lit de galets polis par les torrents...
Du côté de Gripp...

mercredi 25 novembre 2015

Chaland polyxyle

Un « faiseur » de bateau bayonnais me disait il n'y a pas si longtemps : « Ça ne sert à rien ce que tu fais, on (je) connais déjà tout sur les chaland de l'Adour ! ». Comme je suis loin de posséder son omniscience naturelle, je continue laborieusement à tenter d'apprendre toujours un peu plus sur ces embarcations si particulières.

La dernière que j'ai eu la chance d'étudier, fut découverte par des particuliers dans la cour de leur maison à une dizaine de mètres de l'Adour. Pour une fois, ces chalands ne reposaient pas sous les eaux du fleuve. Intérêt essentiel, c’est que l'on pouvait rattacher cette embarcation à la maison elle-même et à ses premiers propriétaires.

Flanc et ses trois fausses membrures

Ce chaland polyxyle - seul un flanc de l'embarcation a été mis au jour - est dans un état de conservation remarquable, après avoir passé autant de temps sous terre.

Un grand merci à Paul et Stéphanie pour leur formidable accueil en leurs murs.

vendredi 13 novembre 2015

Les bachets de Port-de-Lanne

 Face à Port-de-Lanne, un second bachet repose dans la rive. Le premier s'envase peu à peu à proximité du pont de la D 817. Le second bachet avait lui aussi une fonction de drague, on retrouve d’ailleurs dans sa coque les éléments métalliques relatifs à son ancienne utilisation (grue, pelle…).

Tableau arrière et gouvernail
 
Proue du bachet



 Dernièrement, l'Adour a rendu l'épave d'un petit bateau de pêche qui a du séjourner un bon moment sous ses eaux...

Vestige moderne de l'Adour
 

mercredi 28 octobre 2015

Ragondins !

Surprenante et adorable rencontre sur les berges de l'Adour gersois à Préchac-sur-Adour... enfin sur les berges du canal d'Alaric pour être plus précis. 

Un, deux... sept ?
Une famille de ragondins, ayant quitté sont nid pour venir se remplir le ventre de glands fraîchement tombés, squattait sous un chêne. J'ai approché à pas de loups l'importante fratrie quand, la mère levant la tête vers l’intrus, sonna d'un couinement strident la fuite collective… 

On a meilleur appétit à trois, non ?

Attendez-moi !
 
TROP MIGNONS !

mercredi 14 octobre 2015

Lutins de l'Adour

Je me suis toujours interrogé sur ces étranges cairns de galets, ces empilements instables des bords de l’Adour, que l'on trouve régulièrement dans les gravières… 


Mini-cairns de galets
Comme je n'aime pas les énigmes non résolues, je me suis dissimulé dans les branchages à Saint-Sever et j'ai attendu longuement… Puis, un matin, à l'aube, un léger bruit de cailloux qui roulent, une cavalcade, un ricanement amusé, puis…
 
Un autre...
 Il y a des lutins qui vivent sur le bord de l'Adour ! J'ai saisi au téléobjectif ce dernier qui montait galet après galet son minuscule cairn.

Démasqué !
Comment ? Vous ne me croyez pas ? Allez donc faire un tour sur la gravière de Saint-Sever ! Non mais !

dimanche 4 octobre 2015

Un couralin à Urt

Embarcation emblématique du fleuve et de ses pêcheurs, le couralin. J'ai pu croquer celui-ci sur les berges de Urt, non loin du port où il attendait la marée haute.

Couralin sur les berges de Urt





dimanche 27 septembre 2015

Le bac de Hinx

Le port de Hinx n’est plus aujourd’hui fréquenté que par des pêcheurs à la ligne ou quelques promeneurs. Il subsiste cependant sur ses rives, le dernier bac de l’Adour piloté par l’ultime passeur de Hinx, Monsieur Bergeron. 

Le bac de Hinx repose sur un tapis de verdure

Ce bac motorisé de métal mesure treize mètres de long pour quatre mètres trente de large, et permettait de faire passer d’une rive à l’autre, tracteurs, bétail et marchandises agricoles, jusqu’en 1992. Ce service de bac reliant Téthieu à Hinx existait depuis plusieurs siècles. 

Treize mètres de long
On peut noter le tarif des passages établi au XVIIIe siècle, par le sous-préfet Forsans de Dax : « Un homme chargé ou non : 5 centimes, un homme à cheval : 10 centimes, (…), un char chargé avec bœufs et bouvier : 30 centimes, (…), une voiture à quatre roues autre que les chars : 40 centimes, (…), cochons, brebis, moutons : 3 centimes, chaque oie : 1 centime ». 

Le bac à Sorde-l'Abbaye transporte encore tracteurs et kiwis !

dimanche 6 septembre 2015

Bayonne par Claude Joseph Vernet


    Une des deux vues de Bayonne, exécutées par le peintre Claude Joseph Vernet (1714-1789), dévoile une image de la plupart des embarcations de l’Adour en 1761 dans le faubourg de Saint-Esprit. La mode étant à la reproduction de toiles remarquables, deux dessinateurs et graveurs Charles Nicolas Cochin (fils) (1715-1790) et Jacques Philippe Le Bas (1707-1783), exécutent une copie de la toile de Vernet en 1764. 
 
Reproduction de la toile de Vernet
Reproduction fidèle à l’original, qui offre la possibilité à l’époque, grâce à l’impression en série, d’une meilleure diffusion des documents iconographiques. La gravure permet de mieux appréhender la foule de détails qu’a retranscrit l’œil du peintre. Devant un trois mâts marchand en carénage, penché dans les eaux du fleuve, on peut remarquer un halo - long chaland de la Nive - chargé de marchandises, plusieurs tilholes sur la rive ou sur l’eau, manœuvrées aux avirons, des chalands, une galupe, des pinasses cabanées, un chalibardon et son long aviron de queue et plusieurs couraux à l’aplomb du navire en carénage, utilisés par des calfats.

vendredi 28 août 2015

Ombles & truites

Retour vers les sources de l'Adour où j'ai repris mes pinceaux (enfin, mes feutres pour être plus précis ;-) pour croquer deux poissons emblématiques des torrents de montagne.


Truite Fario & Omble de Fontaine

samedi 15 août 2015

L'épave de Bégaar



Lors d’une recherche de vestiges d’embarcations, il ne faut jamais écarter les précieuses informations glanées auprès des utilisateurs du fleuve : pêcheurs, chasseurs, riverains… L’épave de Bégaar m’a été révélée par un pêcheur justement, qui se souvenait avoir vu des « planches toutes droites » sortir de la berge en période d’étiage. La zone de recherche est immense mais les vestiges devraient se trouver rive droite de l’Adour après un bois de carolins. Le bois est trouvé, mais les rives sont longues, très longues…
Patrick et Jean-Michel m’accompagnent ce jour-là et il nous faudra marcher près de deux kilomètres en bordure de fleuve, puis sur des berges à la végétation inextricable, pour enfin apercevoir dans un coude ces fameuses « planches toutes droites ».

L'épave pointe hors de la rive
Oui ! Une épave ! Ses bordés verticaux sortent de la berge et s’enfoncent dans l’Adour et l’on devine sous l’eau une série de membrures et un plancher bien plat (la sole), typique des embarcations fluviales.
Quant à sa typologie précise, seul un relevé d’architecture (prochain) pourra nous éclairer.

Bordés verticaux

samedi 1 août 2015

Cascade de Magenta



Longue balade aux sources de l’Adour pour admirer entre autre, la cascade de Magenta à quelques kilomètres de Lesponne. Etrange nom pour une cascade, mais la tradition veut que lors de la construction de la passerelle qui la surplombe, les ouvriers aient entendus parler le la victoire du maréchal Patrice de Mac-Mahon lors de la fameuse bataille de Magenta en 1859. Pont baptisé de facto l’année d’après, pour célébrer cette fameuse victoire de la campagne d’Italie.

Vue depuis la passerelle
Aujourd’hui, un orage de montagne gronde et déchire la vallée, le flux du ruisseau du Hourc gonfle rapidement. La cascade et sa vasque se teintent de brun sous un ciel de plomb.

La vasque se teinte de brun

vendredi 17 juillet 2015

Les épaves de Bayonne



Escale à Bayonne, sous une température caniculaire. La salle de lecture des Archives départementales à la climatisation salvatrice, m’a permis de me plonger dans de vieux registres recensant les naufrages du port de Bayonne.

Un patrouilleur
Le nombre d’accidents à l’entrée et à la sortie du port est édifiant !!! Mauvaise mer, déferlantes, bancs de sables...

Le Baltrum ?
Mais je souhaitais voir de plus près ces fameuses épaves de l’embouchure du fleuve. Sur Anglet, il est encore possible de découvrir à marée basse, les vestiges de plusieurs navires comme celle du  pétrolier « Baltrum » et de plusieurs patrouilleurs. Ces navires furent volontairement sabordés et incendiées par les allemands quittant la sous-préfecture, entre le 21 et le 23 août 1944.

mercredi 1 juillet 2015

Laurède, son île...

Surprise des lectures et réalité du terrain... Dans les années 30, le Docteur Georges Gaubert descend l'Adour et bivouaque sur un île, après le port de Laurède. Il relatera son parcours dans le livre devenu aujourd'hui introuvable : "Canoë quand même !", un petit bijou de la littérature de voyage fluvial.
J'ai voulu réaliser un dessin de cette étape...
Un bivouac sur l'Adour

vendredi 5 juin 2015

Dans les Landes ?



Il faut parfois bien peu de chose pour se retrouver, avec un peu d'imagination, à l’autre bout du monde. 

Surprises de l'Adour
En descendant le fil de l’Adour depuis Grenade, je tombe sur un affleurement marno-calcaire qui forme une marche d’un peu plus d’un mètre dans le fleuve. 

Cascade et sa vasque d'eau cristalline
Le lieu est complètement isolé et d’un accès tout particulièrement délicat. C’est ça qui le préserve, son impénétrabilité. L’eau cascade dans des vasques et le courant file de toute sa force indomptée. 

Plus loin, l'eau s'apaise
De belles plages de galets et de sable, sous le couvert des arbres, invitent à la méditation. Je reviendrais.

lundi 18 mai 2015

Bibliographie de l'Adour


Déformation professionnelle oblige, il me paraissait important de vous proposer une bibliographie la plus exhaustive possible consacrée au fleuve Adour. J’ai fait le choix de n’indiquer que les livres entièrement consacrés au fleuve, mettant de côté ceux qui ne l’évoquait que par bribes ou chapitre unique, tout comme les nombreux ouvrages dédiés aux communes riveraines. Mais… Si par mégarde, un livre m’avait échappé, un petit mail pour me remonter les bretelles sera le bienvenu pour que je  corrige mon oubli !
"L'Adour et ses Gaves" de René Cuzacq

Pêche


- « Au fil de l’onde, clins d’œil et facéties d’entre Gaves et Adour » de Jean-René Lalanne et Oscar Casin, Régionalismes, Cressé, 2013.


- « Le saumon de l’Adour, son voyage initiatique, sa pêche » de Patrick Prouzet, Pleine page, Bordeaux, 2013.


- « La pêche du saumon dans l’Adour, le saumon dans le gave de Pau » de Olivier Dunouau, Cairn, Pau, 2011.


- « Ô mes Barthes, les tribulations des chasseurs et des pêcheurs des Barthes de l’Adour » de Jean-René Lalanne, Princi Negue, Cressé, 2006.
 
Batellerie

« Commerce fluvial sur l'Adour du XVIIe au XVIIIe siècle, les ports de Saint-Sever, Mugron, Laurède et Hinx » de Vincent Lagardère, L'Harmattan, Paris, 2016.



- « La batellerie de l’Adour en images, du XVIIe siècle à nos jours » de Gilles Kerlorc’h, Cairn, Pau, 2012.

 - « Marins et pêcheurs en Pays d'Orthe », (Collectif), Centre Culturel du Pays d'Orthe, Sorde l'Abbaye, 1999.


- « Les bateaux de l’Adour » de Jean-François Beaudoin, in Les Cahiers du Musée de la Batellerie, n°22, A.A.M.B., Conflans-Sainte-Honorine, 1987.


- « Les derniers gabariers et les derniers pêcheurs de l'Adour » de Louis Larbaigt, Editions Marrimpouey, Pau, 1977.


Découverte


- « L'Adour, carnet de voyage » de Gilles Kerlorc'h, Geste, La Crèche, 2017.

- « Au gré de l'Adour, 12 promenades dans les villages du Haut Adour », (Collectif), Syndicat Mixte
du Haut et du Moyen Adour, Bagnères-de-Bigorre, 2013.


- « Val d’Adour maritime, rive gauche (L’) : Pyrénées-Atlantiques», (Collectif), Syndicat intercommunal de protection des berges de l’Adour et de ses affluents, Urt, 2001.


- « Berges de l’Adour, de Bayonne à Dax » de Marie-Hélène Martens et Dominique Lérault, Atlantica, Biarritz, 1999.


- « L’Adour, de source en embouchure » de Jean-François Hamon et Emmanuelle Barberas, Aubéron/L’Horizon Chimérique, Bordeaux, 1995.


- « L’Adour et ses Gaves » de René Cuzacq, Union Sociale de la Haute-Auvergne, Aurillac, 1933.

- « L’Adour et ses affluents, régime et utilisation des eaux » de Jean Fischer, Hachette, Paris, 1929.


Histoire


-  « Autrefois l’Adour, le fleuve gascon à la belle époque » de Serge Pacaud, Atlantica, Biarritz, 2007.


- « L’Adour maritime de Dax à Bayonne », (Collectif), Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, Pessac, 2001.


- « Chroniques des bords de l’Adour » de Claude Larronde, Bibliothèque Centrale de Prêt des Hautes-Pyrénées, Tarbes, 1987.

- « Les projets pour les digues de l’Adour conservés à l’inspection du génie à Paris » de René Faille, Société des Sciences, Lettres et Arts, Bayonne, 1978.


Beaux livres


- « Parlez-moi d’Adour » de Michel Cardoze et Jean-Bernard Lafitte, Le Vert en l’air, Estang, 2005.


- « L’Adour, pays et paysages » de Fred Fort et Alexandre Pilet, Atlantica, Biarritz, 2004.


- « En pays d’Adour, au fil des eaux » de Marie-Hélène Daudu et Gérard Daudu, Héraclès, Bizanos, 1995.


Littérature


- « Poétique de l’Adour, des sources à l’embouchure », (Collectif), La Malle d’Aurore, Tarbes, 2005.


- « Ecrire l’Adour, évocations littéraires, une anthologie » de Jean François Hamon, Confluences, Bordeaux, 1999.


- « L’homme qui vola le fleuve, 1578 Louis de Foix détourne l’Adour »  de Fernand Lot, Fasquelle, Paris, 1938.

lundi 11 mai 2015

Bateau-forêt

Sous ce bosquet repose la coque d’une ancienne embarcation de l’Adour, visible à marée basse.


L'île
Qui en soupçonnerait l’existence ? Le limon au fil des ans a envahi le réceptacle de bois, la végétation y a trouvé un terrain fertile et aujourd’hui l’embarcation est devenue un îlot, symbole marquant d’un retour à la nature.


Tableau arrière et gouvernail
En contournant l’îlot, on retrouve quelques traces de l’ancienne fonction de l’embarcation. Le tableau arrière est bien visible avec son vestige de gouvernail, ce qui permet d’identifier l’épave comme étant un bachet.

Alors... savez-vous où se trouve ce bateau-forêt ?


L'Adour en toile de fond

dimanche 19 avril 2015

samedi 11 avril 2015

100 % nature du 11 et 12 avril 2015 "Cros"

Adour et nature, impossible de voir l'un sans l'autre. France Bleu Gascogne est venue parcourir avec moi quelques lieux que j'aime, avec toujours l'eau en toile de fond...

https://www.francebleu.fr/emissions/100-nature/gilles-kerloc-h-aux-grottes-du-cros-arue-un-lieu-dont-il-admire-les-essences-d-arbres


Hauteurs du Cros

mercredi 8 avril 2015

Descente de l'Adour 1993


Printemps 1993... Première descente de l’Adour, de Mont-de-Marsan à Urt. Quatre jours d’exploration de ce fleuve nature. Nous avions vingt ans.


Départ cale de l’abreuvoir sur la Midouze.

Gilles, bivouac du côté de Tartas.
Philippe, en approche du mur de Bédat.
L’épave du bachet de Port-de-Lanne, envahie par une forêt en miniature.

Halte au Bec-de-Gave.
Arrivée arrosée à Urt.

dimanche 22 mars 2015

Broc

Ile du Broc
De la rive, elle présente l’aspect échevelé des bouts de terre retournés à la nature, si loin au cœur de l’Adour et pourtant à quelques encablures de la vie humaine. L’île de Broc impose par son aura sauvage et inaccessible. A la frontière des terres landaises, l’île s’allonge en pointe de flèche vers l’aval sur cinq hectares, dans un élargissement du lit du fleuve. Située sur le territoire de la commune d’Urcuit, l’île de Broc se révèle relativement ancienne : déjà représentée sur les cartes de Cassini au XVIIIe siècle. Ses rives, abruptes et recouvertes d’une végétation dense, n’encouragent pas à pénétrer plus avant. Sur sa pointe aval, une longue plage de sable sédimentaire fait la joie des canards et autres oiseaux du fleuve.

En approche
Un ancien ponton, basculé par le temps, indique le lieu où habitants et visiteurs pouvaient accoster. Un platane au tronc massif, taillé en têtard, veille au-dessus du fleuve sur la rive gauche. Après avoir franchi une clairière à la végétation rase, on peut discerner les vestiges d’une ferme, avalée par une végétation luxuriante.
Ruines de la métairie
Cette métairie, érigée dans la première moitié du XIXe siècle, fut abandonnée au cours des années 40. Désormais, l’île devenue sauvage, est un paradis vert pour la faune et la flore des milieux humides.

Iscle
Tombé « en Amour » pour ce lieu, je lui ai consacré un nouvelle, « Iscle », aux éditions de la Crypte.
 

dimanche 15 mars 2015

La galupe d'Audon

Non ! Elle ne paie pas de mine cette galupe, enchâssée dans les rives de la Midouze, je vous l’accorde. Mais l’étiage estival nous a permis de la retrouver à quelques centaines de mètres de la confluence Midouze-Adour. Petit résumé :

Patrick Lamaison à droite et moi-même
L’emplacement de cette épave, connue depuis des dizaines d’années par les pêcheurs locaux, nous a été indiqué par l’un de ces derniers. Il nous apparaissait intéressant, toujours dans la démarche d’un inventaire le plus exhaustif des embarcations de l’Adour, d’en assurer un relevé d’architecture afin d’identifier ce bateau fluvial. L’épave est enchâssée dans la rive gauche de la Midouze, en amont de l’ancien port de Audon au lieu-dit « Téoulère de Bas ». Deux tiers de l’architecture de l’embarcation sont apparents en période d’étiage, le restant étant sous les eaux. En période hivernale, l’embarcation est quasiment immergée. Un nombre important de macro-déchets, portés par le courant, en tapisse le fond. On peut noter que le chemin de halage originel desservant Tartas au Hourquet (confluence de la Midouze et de l’Adour) se situe sur la rive droite de la rivière. L’embarcation a perdu, avec le temps, sa proue et sa poupe. De par les fluctuations saisonnières de hauteur d’eau, les portions de coque visibles sont fortement dégradées. On peut cependant distinguer la présence, côté tribord, d’une amorce de bordage assemblé à clin. On note la présence de vingt-et-une fortes membrures de 3,15 mètres de long pour les plus importantes, espacées d’une quarantaine de centimètres. Des allonges verticales y sont boulonnées (allonges accueillant les planches de bordage). Pour définir sa taille supposée, il a été nécessaire de dégager la proue de l’embarcation pour en retrouver ses extrémités. En l’état actuel, les vestiges approchent des 13,10 mètres de long pour une largeur avoisinant les 4 mètres. La poupe étant fortement dégradée, l’ « Escapuchot » (pont de manœuvre) a disparu avec le temps.
Restitution de la galupe
Cette embarcation est sans conteste une petite « galupe » ou gabare, circulant entre Mont-de-Marsan et Dax. Ces embarcations de transport pouvaient mesurer de 9 à 17 mètres de long. La « galupe » d’Audon est vraisemblablement un modèle intermédiaire d’une quinzaine de mètres de long. La capacité de charge pour ce type d’embarcation variait de 20 à 35 tonneaux. Ces « galupes » transportaient des cargaisons de vins, eaux de vie et grains en voie descendante et du sel lors de la remontée. Cette embarcation a dû être laissée en l’état par son dernier propriétaire, lors de l’abandon progressif de la navigation sur la Midouze au tout début de XXe siècle. Cette épave de « galupe » est un modèle courant d’embarcation fluviale de commerce de l’Adour, dont il n’existe aujourd’hui plus aucun modèle connu.

samedi 28 février 2015

Toupiades de l'Adour

Gravure de toupiades au XIXe siècle

Le lit de l’Adour offre parfois de surprenantes découvertes. Ces boules de terre cuite, sont des boulets de « Toupiade », issus d’un jeu antique qui s’est prolongé jusqu’au XVIIIe siècle, le jeu de la « Toupiade » ou du « Pot cassé ». Des équipages sur des embarcations rejouaient l’attaque d’une tour de bois dressée dans le fleuve, à Dax. Les défenseurs de la tour et les assaillants utilisaient ces projectiles originaux dans ce jeu guerrier, parfois très violent, qui, au regard du poids des boulets, occasionnait de nombreux blessés.

Toupiades aujourd'hui